Libre expression

Bienvenue dans la rallonge de mon compte Twitter. Blogue anarchiste, personnel et iconoclaste (i.e. pas nécessairement anarchiquement correct).




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Lu sur le site de Subvercité.
Anticapitalisme et rapport de force

La gratuité du transport en commun est un objectif louable en soi, comme en fait foi tout le reste de notre argumentaire, mais quel en est l’intérêt stratégique, dans une perspective anticapitaliste?

Revendication à contre-courant
La gratuité du transport en commun est une revendication qui va à l’encontre de la logique dominante des politiques publiques (sauf peut-être, paradoxalement, en matière de… transport). La gratuité rompt avec la marchandisation, elle étend le domaine du service public au lieu de le restreindre. Revendiquer la gratuité permet aussi d’aborder des questions politiques et stratégiques plus larges.

Revendication intersectorielle
La gratuité du transport en commun est à la croisée des chemins, elle touche à la fois la question écologique, la question urbaine et la question sociale. C’est une revendication rouge-verte par excellence.

Revendication concrète
La gratuité des transport en commun est une revendication concrète qui touche directement des milliers de personnes. Ce n’est pas abstrait, la gratuité changerait de quoi concrètement pour les gens.

Une autorité « compétente » claire
Contrairement à d’autres thèmes radicaux (la guerre, la mondialisation), dans le cas de la gratuité du transport en commun il y a une autorité compétente claire capable d’agir sur le dossier : la municipalité (avec ou sans l’aide financière des paliers de gouvernements supérieurs). C’est un élément essentiel pour établir un rapport de force.

Revendication polarisante
Le transport est une question polarisante à Québec. C’est quasiment devenu un élément de démarcation gauche / droite. La radio poubelle, en tout cas, s’en sert comme ça. On est soit de gauche et écolo, adepte de la marche, du vélo et du bus ou de droite et libertarien, adepte de la voiture, du 4×4 et de la moto. Sauf que, contrairement à plein d’autres dossiers ou la droite populiste a le champ libre, dans ce cas il y a une certaine résistance comme en fait foi l’épisode de la pétition « je rêve de prendre le bus » pendant la campagne électorale.

À contre-courant, intersectorielle, concrète, polarisante, c’est un mix rare. Il y a là un énorme potentiel fédérateur pour lancer un mouvement social sur une base anticapitaliste de masse.



antifainternational:

Ghosts of the past: Spanish anti-fascists in 1936, transposed on 2014 Toledo and Madrid.

Wow

marxturbation:

Propaganda associated with SAC, their paper Arbetaren, their women’s organization and SUF, dating from the 1920’s to around the 1950’s

SAC is the Swedish syndicalist trade union, which has a history deeply rooted in the Swedish labor movement, and SUF is the anarcho-syndicalist youth federation of Sweden. Although there is no official connection between the organizations, they have a long history of cooperation.

SAC was founded in 1910 and has been active since. SUF was first founded in 1930, dissolved after World War II, but was revived again in 1993. Both has made a major impact, and are still part of major progressive movements in Sweden and abroad today.

[Moi j’aime les posters. Ceux là me fascinent, j’y comprend rien mais c’est tellement clair que c’est des trucs syndicalistes révolutionnaires! La parenté avec la CNT est frappante. ]

Traduction : Propagande associer à la SAC, son hebdomadaire Arbetaren, son organisation féminine et à la SUF des années 1920 aux années 1950.

La SAC est la centrale syndicaliste révolutionnaire suédoise, son histoire s’enracine profondément dans le mouvement ouvrier suédois, la SUF est la fédération jeunesse anarcho-syndicaliste de Suède. Bien qu’il n’y ait pas de connections officielle entre les deux organisations, elles on une longue histoire de collaboration.

La SAC a été fondée en 1920 et est active depuis. La SUF a été fondée en 1940, dissoute après la seconde guerre mondiale et relancée en 1993. Les deux ont eu un impact majeur et sont toujours un élément important des mouvements progressistes en Suède et dans le monde.

(via class-struggle-anarchism)

Un documentaire sur le Black Panthers Party et ses alliés révolutionnaires. Fait plutôt rare, le film s’attarde aussi à ce que sont devenus les membres des panthers et ce qui est arrivé après les années 1960.

Vu sur Facebook:

Il ne reste plus que six jours pour contribuer à la levée de fonds pour la campagne RTCgratuit. Avec votre aide, nous pouvons atteindre nos trois objectifs financiers! Aidez-nous en faisant un don, faites connaitre la campagne en partageant une dernière fois la page http://igg.me/at/rtcgratuit

Vu sur RTCGratuit.ca

BIG-BAM pour la gratuité du RTC à la rentrée !

C’est tout en fanfare que vous êtes invités à une manifestation le 31 août prochain pour la gratuité du RTC et la défense du transport collectif à Québec.

La rentrée automnale permet de constater que le laissez-passer général mensuel des utilisateurs et utilisatrices du RTC est de 81,25 $ et de 54,25 $ pour les étudiantes et étudiants, une hausse moyenne de 2,5% qui est plus forte que l’inflation.

Alors que les objectifs de la Ville de Québec sont de doubler la fréquentation du transport collectif, il est nécessaire de rappeler que toute tarification constitue un frein à l’utilisation du service public. C’est pourquoi il est nécessaire d’implanter la gratuité du RTC et d’accroître d’autant la desserte du réseau en vue d’une transition vers la fin du pétrole et de l’hégémonie automobile.

Tous et toutes savent que les autoroutes et le tout à l’auto ont leurs lobbys des plus influents dans la région de Québec, des lobbys qui font pencher la balance au moindre énervement. Il est plus que temps que les usagers et usagères du RTC et l’ensemble des résidents et résidentes de Québec revendiquent un transport collectif adéquat et gratuit.

Voici l’occasion de venir revendiquer la gratuité des transports en commun avec Subvercité et 4 fanfares militante!
Rendez-vous dimanche le 31 août, à 14h, devant la bibliothèque Gabrielle Roy

La gratuité est une mesure réaliste d’égalité et d’universalité qui s’applique à tous et toutes.


Des tarifs qui nous révoltent !

La gratuité c’est la liberté


Matériel de mobilisation (PDF)
Tract N&B | Tract couleur | Affiche N&B | Évènement Facebook

C’est un statu facebook du Comité de citoyens, profitant de l’initiative «Le 12 août, j’achète un livre québécois» pour rappeler la parution du livre «Moi j’reste dans Saint-Sauveur», qui m’a rappelé ces notes de lectures soumises à un journal de quartier mais mise en ligne.

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Nicol Tremblay, président du conseil d’administration du Comité des citoyens et citoyennes du quartier Saint-Sauveur, présente :«Moi, j’reste dans Saint-Sauveur» (photo repiquée du Québec Express).

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«Moi j’reste dans Saint-Sauveur»

Un livre sur nos ami-e-s de la Basse-Ville

C’est fou comme on peut côtoyer longtemps des gens tout en n’ayant qu’une vague idée de leur histoire. Ainsi en va-t-il du Comité des citoyens et citoyennes du quartier Saint-Sauveur, éternel allié du Comité populaire, que ce soit face à la Ville, au FRAPRU, au REPAC ou au Fonds de solidarité des groupes populaires.

Et pourtant, malgré quinze ans de fréquentation assidue, je suis bien obligé d’admettre que je ne savais pas grand chose de l’histoire du comité de citoyens (c’est en général comme cela que les militantes et militants l’appellent). Je savais que le comité des camarades d’en bas de la côte était plus vieux, moins radical et plus politique que le notre dans le faubourg, mais c’est à peu près tout. Hubert Fortin, du Réseau des « passeurEs » d’histoires engagées, vient combler mes lacunes avec Moi je reste dans Saint-Sauveur, un livre sur les quatre premières décennies du CCCQSS.

Rénovation urbaine

Le comité de citoyens est né en 1969, dans la foulée de la rénovation urbaine. Le quartier Saint-Sauveur a échappé de justesse à une grande vague de démolition. En effet, au début des années 1970, la Ville avait le projet de «restaurer» la partie sud du quartier. La Ville avait identifié 2 500 logements à démolir pour moderniser et assainir le quartier. Le tout jeune comité de citoyens a produit un mémoire étoffé et percutant, La rénovation, qu’ossa donne ?, a mobilisé des centaines de personnes pour confronter les fonctionnaires et les personnes élues dans de vastes assemblées publiques. Par la suite, le comité a obligé la Ville à justifier chacune des démolitions prévues et, chaque fois que c’était possible, à l’éviter. Par son action, le comité a limité à moins d’une dizaine le nombre de maisons à démolir.

Au fil des ans, le comité de citoyens a réussi à faire de vrais gains pour le quartier, comme l’obtention d’un zonage résidentiel – eh oui, Saint-Sauveur n’était pas zoné ! –, la construction de HLM et de coops d’habitation intégrées à la trame urbaine, la délocalisation d’activités peu compatibles avec un quartier habité (dans les années 1970, le garage de l’ancêtre du RTC de même que les écuries des calèches étaient dans Saint-Sauveur) et la décontamination de sites hautement pollués comme une ancienne usine de gaz et la renaturalisation de la rivière Saint-Charles, ou encore le réaménagement du boulevard Charest.

Un impact global

L’impact des actions du comité de citoyens ne s’est pas limité aux limites du quartier Saint-Sauveur. Plusieurs organismes importants ayant un rayonnement régional ou national doivent leur naissance en tout ou en partie au comité de citoyens, que ce soit l’ADDS, Atout-Lire, Action-Habitation, le FRAPRU ou même… le Rassemblement populaire (RP).

En effet, on touche ici un paradoxe intéressant du comité de citoyens, qui a à la fois la réputation d’être moins radical et plus politique qu’un groupe comme le Compop. Et, en effet, le comité de citoyens assume sans complexe et depuis toujours une position « réformiste » et « pragmatique », faite de collaboration et de compromis. On sent souvent un vrai malaise face aux révolutionnaires et autres radicaux aux positions intransigeantes. D’ailleurs, le simple fait qu’on sente encore le besoin, en 2014, de justifier le fait de ne pas avoir adopté une perspective révolutionnaire dans les années 1970 en dit long.

Et pourtant… L’action des militantes et militants du comité de citoyens fut l’une des plus politisée de la région de Québec, notamment via le militantisme d’un grand nombre de ses membres les plus influents au Rassemblement populaire (le parti du maire L’Allier). Alors que dans plusieurs organisations populaires la politique électorale est un sujet tabou, au comité de citoyens, on n’a jamais fait de mystère sur le fait que l’action citoyenne développée dans le quartier se prolongeait dans une action politique partisane. Ce qui n’empêchait pas, par ailleurs, le comité de revendiquer son autonomie par rapport au parti et de continuer son petit bonhomme de chemin (y compris en période électorale).

Encore aujourd’hui, on croise des militantes et militants du comité de citoyens dans les coulisses des divers partis de gauche réformiste. Mais on sent que l’expérience du RP, même si elle est jugée globalement positive, en a laissé plus d’un songeur. Il est clair en tout cas que la disparition complète, avec armes et bagages, d’un parti qui avait pourtant été au pouvoir pendant 16 ans, (re)donne toute sa pertinence au maintien contre vents et marrées du comité de citoyens.

Moi je reste dans Saint-Sauveur est le fruit d’une démarche d’animation qui a duré quatre ans en collaboration avec le Réseau des « passeurEs » d’histoires engagées et le Collectif québécois d’édition populaire. Le livre est atypique, l’auteur prenant à bras le corps un sujet gargantuesque par différents biais (survol chronologique, présentation des lignes de force, récits de vie et de lutte, etc.) et enrichissant son propos d’extraits d’entrevues avec une quinzaine de personnes clés d’hier et d’aujourd’hui, ainsi que des documents d’archives. S’il y a parfois quelques redites, le livre demeure très intéressant et se lit bien. Les mordus d’histoire populaire y apprendront beaucoup de choses – pour une fois qu’on va en profondeur dans l’histoire d’un groupe populaire ! – et les militantes et militants trouveront des réflexions pertinentes sur l’articulation entre action sociale et action politique.


N.B. : Le livre est en vente au prix de 20 $ auprès du Comité des citoyens et citoyennes du quartier Saint-Sauveur (cccqss@bellnet.ca ou 418-529-6158) ou de l’éditeur (info@cqep.info).


Fortin, Hubert. Moi je reste dans Saint-Sauveur, Collectif québécois d’édition populaire, Québec, 2014, 232 p.

Nous sommes tous palestiniens

Marcher pour Gaza
À Montréal, le10 août, rassemblement à 12:00, Place Émilie-Gamelin. Il y a de nombreux départ en bus de plusieurs régions, informez-vous.

Superbe vidéo, superbe texte.

Solidarité Québec-Gaza

Environ 150 personnes ont pris la rue ce dimanche 3 août 2014 en solidarité avec la population de la bande Gaza qui est en train se faire massacrer par l’armée israélienne. C’était la première manif à laquelle je pouvais assister personnellement cet été mais je crois que c’était la quatrième depuis le début des bombardements. En tout cas, voici quelques images.

Si vous voulez voir un petit vidéo sans prétention fait avec mon cellulaire, vous pouvez aller voir ce lien : http://cameo.tv/c/2X7OkIjX  (soyez indulgent, c’est ma première expérience avec cette application)

[Film] The Black Power Mix tape 1967-1977 (avec sous-titre français)

Ce film est fascinant, c’est un documentaire sur la montée du mouvement d’affirmation noir aux États-Unis, le fameux mouvement Black Power. L’auteur est aller chercher des entrevues d’époques avec plusieurs acteurs de premiers plans (Stokely Carmichael, Angela Davis, Bobby Seale, etc.), qu’il mixe avec des rushs de télé prisent dans les grandes villes et des entrevues récentes avec des figures noires contemporaines.

Ce qui est hallucinant c’est que sa source première est… la télévision suédoise! En effet, à l’époque les médias américains ne s’intéressaient pas au Black Power, c’était des voyous pour eux. En revanche, vu de l’étranger c’était fascinant et éminemment intéressant. Il semble qu’à part la Suède elle-même, le pays que la télévision suédoise a le plus filmé furent les États-Unis. Le regard porté par ces européens progressistes sur l’Amérique ne plaisaient pas aux élites du pays de l’oncle Sam (l’éditeur de TVGuide dit même que la télévision suédoise est la plus antiaméricaine du monde libre!) mais ça donne du matériel excellent.

Malheureusement, la traduction laisse parfois à désirer mais, bon, on ne peut pas tout avoir!